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Le départ : une aventure commence toujours la nuit

Il y a des voyages qui commencent bien avant le départ… et celui-là, je crois qu’on l’attendait tous comme une bouffée d’air frais. Le 12 septembre, quand notre groupe s’est réuni à Oran, je sentais déjà cette petite étincelle dans l’air : l’excitation, la curiosité, et cette impression douce qu’on allait vivre quelque chose de spécial.
Et puis, comme pour nous accompagner dans cette aventure, nous avions notre petite mascotteun chat adorable qui s’est invité dans notre périple sans rien demander à personne. Lui aussi avait décidé que Tikjda valait le déplacement.

Nous étions une trentaine à nous retrouver à Oran, prêts à embarquer dans notre bus Higer direction Tikjda, pour un week-end immersif organisé en collaboration avec Le Jeu Je Discovery et le Centre National des Sports et Loisirs de Tikjda. L’occasion ? Célébrer le Mawlid an-Nabaoui autrement, loin du bitume, au cœur de la nature.

Première pause à Chlef pour le dîner. Le restaurant était impeccable, d’une propreté irréprochable, mais quand l’addition est arrivée, on s’est tous regardés avec des yeux ronds. Les prix étaient si exorbitants qu’on a commencé à se demander si on n’avait pas accidentellement atterri dans un palace. « Pour ce prix-là, je veux un concert avec le repas ! » a lancé Ahmed, déclenchant l’hilarité générale. Mais qu’importe, on était ensemble, et c’est tout ce qui comptait.

Puis est arrivé LE moment. Celui qu’on raconte encore en riant. Une petite panne mécanique en pleine route. Au lieu de s’impatienter, Rabie a monté le son de la musique, et avant qu’on comprenne ce qui se passait, tout le groupe était dehors, sur le bas-côté, en train de danser sous les étoiles. Des voitures passaient en klaxonnant, amusées par ce spectacle improbable. C’était absurde, spontané, et absolument merveilleux. Parfois, les meilleurs souvenirs naissent des imprévus.

Et pour couronner le tout, c’était vendredi 13. L’imagination de certains s’est emballée, entre stress, petits cris dramatiques et éclats de rire. Une scène digne d’un film.

 

Au petit matin, nous avons fait une pause petit-déjeuner à Bouira. Le café fumant, les croissants encore tièdes, et surtout, ce sentiment que l’aventure ne faisait que commencer. Puis, en approchant de Tikjda, la ville nous a coupé le souffle. Littéralement. Les montagnes s’élevaient majestueuses, drapées de forêts d’une verdure éclatante. L’air était différent, plus pur, plus vivant. On sentait déjà qu’on entrait dans un autre monde.

Un détail m’a particulièrement touchée : cette petite voiture jaune, presque une moto, spécialement aménagée pour les personnes à mobilité réduite. C’était discret mais tellement signifiant. Ici, à Tikjda, tout le monde était invité à profiter de la beauté de la nature, sans exception.

Arrivés au chalet, nous nous attendions à un comité d’accueil classique. Peut-être un responsable avec un sourire et des clés. Ce que nous n’avions pas prévu, c’était d’être accueillis par une famille de singes, installés tranquillement comme s’ils étaient les véritables propriétaires des lieux. Ils nous observaient avec curiosité, certains plus effrontés que d’autres, espérant sans doute quelques miettes de notre futur déjeuner. Les rires ont fusé, les téléphones sont sortis, et notre mascotte-chat a sagement décidé de garder ses distances.

Après l’installation dans notre chalet et un déjeuner bien mérité, quelques courageux ont lancé un match de football improvisé. Mais l’appel de la montagne était trop fort. Il était temps de découvrir ce que Tikjda avait à nous offrir.

Notre première activité fut une randonnée depuis le chalet du Kef jusqu’au centre de loisirs. Le sentier serpentait entre les arbres, l’air sentait la résine et l’humus. Chaque pas nous connectait un peu plus à cette nature généreuse. Certains marchaient en silence, absorbés par la beauté du lieu, d’autres discutaient, tissant déjà des liens qui allaient se renforcer au fil du week-end.

Puis est venue l’explosion d’adrénaline. Le tir à l’arc d’abord, où concentration et fous rires se sont mélangés. « Attends, je vise l’arbre derrière ! » « Non mais c’est la cible qu’il faut viser, génie ! » Le VTT ensuite, qui nous a fait dévaler des chemins forestiers, le vent dans les cheveux et le cœur battant. Le football, les fléchettes, et enfin le quad – cette machine rugissante qui nous a fait parcourir les sentiers dans un mélange de peur et de jouissance pure.

Chaque activité était une occasion de se découvrir autrement. Les timides devenaient audacieux, les compétiteurs révélaient leur douceur, et les individualistes apprenaient à faire équipe. Le Jeu Je Discovery avait bien fait les choses : ces activités n’étaient pas juste des distractions, c’étaient des ponts entre nous.

Le soir venu, pour célébrer le Mawlid an-Nabaoui, une soirée traditionnelle a été organisée. L’ambiance était typique, chaleureuse, empreinte de spiritualité et de convivialité. Les gâteaux, Taknata, Rfiss… trônaient sur les tables, accompagnés d’une variété de douceurs qui nous rappelaient les maisons de nos grands-mères. Le henné circulait de main en main, dessinant sur nos peaux des motifs délicats qui resteraient quelques jours, comme des tatouages temporaires de ce moment suspendu.

La nuit n’était pas terminée. Le Jeu, je discovery  a proposé une partie de Loup-Garou. Dans la pénombre du chalet, autour d’une lumière tamisée, nous nous sommes transformés en villageois méfiants et en loups-garous rusés. Les accusations fusaient, les alliances se faisaient et se défaisaient, et les rires résonnaient dans la nuit.

C’est là, en pleine partie, qu’un crapaud a fait son entrée. Littéralement. Il a sauté au milieu du cercle, provoquant des cris, des sauts et une confusion hilarante. « C’est le loup-garou ! » « Non, c’est la sorcière ! » Le pauvre crapaud, totalement indifférent à notre jeu, a poursuivi son chemin tranquillement, nous laissant avec un fou rire impossible à calmer.

 

Le lendemain matin, nous avons vécu quelque chose de différent. Une séance de sylvothérapie en pleine forêt. Pieds nus sur la terre humide, mains posées contre l’écorce des arbres centenaires, nous avons appris à respirer autrement. À écouter le silence qui n’en est pas vraiment un, le bruissement des feuilles, le chant lointain d’un oiseau, le craquement d’une branche.

C’était étrange au début, presque embarrassant. Puis, progressivement, quelque chose s’est dénoué. Le stress accumulé, les tensions du quotidien, tout semblait se dissoudre dans cette communion silencieuse avec la nature. Certains avaient les larmes aux yeux. D’autres souriaient, simplement. On ne se parlait pas, mais on se comprenait.

L’après-midi fut consacré à reprendre certaines activités de la veille avant de préparer nos affaires pour le retour. Mais Tikjda avait encore des secrets à nous dévoiler. Nous avons visité le musée local, petit trésor de mémoire qui racontait l’histoire de cette région montagneuse. La mosquée nous a accueillis dans sa sérénité architecturale. Et les panoramas naturels… ces points de vue qui donnent le vertige et l’envie de s’envoler en même temps.

Chaque coin de Tikjda semblait avoir été conçu pour émerveiller. Et ça fonctionnait.

Le retour vers Oran s’est fait dans un mélange de fatigue heureuse et de nostalgie anticipée. On savait déjà qu’on regretterait ces moments. La pause dîner à Lakhdaria nous a offert un dernier éclat de rire. Sur le menu, quelqu’un a lu à voix haute : « Soupe de boisson ». Il y a eu un silence, puis l’explosion. « C’est une soupe… de boisson ? » « Genre, de l’eau mélangée à du jus ? » « Ou du Fanta chaud en mode potage ? » Le serveur, perplexe face à notre hilarité, n’a jamais vraiment compris ce qui nous faisait tant rire. Mais nous, on avait trouvé la conclusion parfaite à notre aventure.

 

Ce week-end n’était pas juste une escapade. C’était un rappel que la vie, la vraie, se vit loin des écrans, dans la vibration du collectif, dans l’effort partagé, dans le rire qui éclate spontanément. DiscoverED Events, Le Jeu Je Discovery et le Centre National des Sports et Loisirs de Tikjda nous ont offert plus qu’un programme d’activités : ils nous ont donné l’espace pour redevenir nous-mêmes, ou peut-être découvrir qui nous pouvions être ensemble.

En rentrant à Oran, j’ai regardé par la fenêtre du bus. Le paysage défilait, mais dans ma tête, je revoyais les singes malicieux, le crapaud égaré, les arbres majestueux, les sourires de mes compagnons de route. Notre mascotte-chat dormait paisiblement quelques rangées devant moi.

Tikjda n’était plus seulement un nom sur une carte. C’était devenu un sentiment. Une émotion. Un bout de nous qu’on avait laissé là-haut, et qu’on avait ramené en même temps.

Et déjà, on se disait : « Quand est-ce qu’on y retourne ? »

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